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« 9 Québécois non autochtones sur 10 estiment que les Premières Nations sont victimes de racisme et de discrimination et jugent que le gouvernement devrait agir pour changer la situation. » On attend quoi? https://t.co/JRweiPdpFD #polqc

Malgré les inquiétudes exprimées par les regroupements d'organismes communautaires et certaines équipes régionales de gestion du #PSOC, le ministère de la Santé et des Services sociaux est imperturbable. @sante_qc
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La reddition de comptes du fonds d’urgence #PSOC rate complètement la cible! @sante_qc
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19 mars 2015    

Loi 10 : La CTROC monte aux barricades pour la régionalisation

La Coalition des tables régionales d’organismes communautaires (CTROC) s’est rendue à l’Assemblée nationale du Québec, le 17 février dernier, pour faire une conférence de presse sur les impacts du projet de loi 10 sur la régionalisation. Le RIOCM y était.

Claudelle Cyr, directrice du ROC de l’Estrie, et Véronique Thibeault, coordonnatrice de la TROC Bas-Saint-Laurent, ont rappelé l’importance de la régionalisation des soins de santé. Elles étaient accompagnées de Françoise David, députée de Gouin, et de Jean-François Lisée, député de Rosemont et porte-parole de l’opposition officielle en matière de services sociaux, de protection de la jeunesse, de soins à domicile et de prévention.

Dans cette sortie publique, la CTROC s’inquiétait des risques de recentralisation des pouvoirs sans précédent avec la loi 10 et de la perte de pouvoir, d’expertise et de démocratie dans les régions. En effet, la disparition des agences de santé et la création de méga établissements axés sur la prestation de soins hospitaliers laissent entrevoir certains reculs au niveau de la prévention, des services sociaux et du communautaire.

Les partis d’opposition, sous l’initiative de Françoise David, ont posé de nombreuses questions et ont réussi à faire adopter la motion suivante, avec l’accord du parti libéral :

« Que, dans le cadre de l’application de la loi sur la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux adoptée par l’Assemblée nationale le 6 février [dernier], le gouvernement s’assure de maintenir une gestion régionalisée des problématiques de santé et de services sociaux et, dans ce contexte, conserve les expertises développées par le réseau public et le réseau communautaire;

« Qu’en ce sens, l’Assemblée nationale demande aux centres intégrés de santé et de services sociaux […] de respecter les mécanismes de concertation et les ententes existantes entre les anciennes agences régionales et les organismes d’action communautaire autonomes;

« Que l’Assemblée nationale recommande au ministre de la Santé et des Services sociaux de considérer les personnes provenant d’une liste de noms fournis par les regroupements régionaux d’organismes communautaires pour la nomination des membres des conseils d’administration des CISSS pour le profil “Expertise communautaire”, au même titre que les représentants des comités d’usagers ou de la communauté anglophone. »

Les Tables régionales suivront de près la mise en œuvre du projet de loi 10 et la reconfiguration du réseau de la santé et des services sociaux partout au Québec. Nous connaîtrons bientôt les personnes nommées aux sièges « expertise des organismes communautaires » et les collaborations possibles avec elles. Nous verrons aussi à faire connaître et respecter les ententes établies de longue date avec le milieu communautaire, autant pour le PSOC, la santé publique que pour les autres dossiers.

Conception: Coopérative Molotov