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Les directives officielles du MSSS concernant le port du masque obligatoire dans les locaux des groupes communautaires.

"Dans le cadre de la pandémie à coronavirus, le gouvernement du Québec a mis en place différentes
mesures afin de protéger la population. Le décret 810-2020 du 15 juillet 2020 portant sur le port du masque constitue une mesure de protection à laquelle les organismes communautaires sont assujettis.

En effet, les organismes communautaires qui accueillent la population sont des lieux publics fermés qui, selon leur mission, peuvent être considérés comme :
− une entreprise de services;
− un lieu où sont offerts des activités ou services culturels ou de divertissement;
− un lieu où sont pratiquées des activités sportives ou récréatives.

À ce titre, l’obligation du port du masque est applicable dans la plupart des organismes communautaires sous réserve des exceptions mentionnées dans ce décret et dans un avis du Directeur national de la santé
publique, notamment :
− avoir moins de 12 ans;
− avoir une condition médicale qui l’empêche;
− être atteint d’un trouble cognitif, d’une déficience intellectuelle ou d’un trouble du spectre de l'autisme;
− avoir un problème de toxicomanie ou un problème de santé mentale sévère;
− être assis à une distance de deux mètres d’une personne qui ne partage pas une même résidence ou qui offre un service ou un soutien.

Par ailleurs, un organisme communautaire d’hébergement est considéré comme un lieu résidentiel donc l’obligation de porter un couvre-visage ne s’applique pas. Nous recommandons toutefois que le couvre-visage soit porté dans les espaces communs notamment un hall d’entrée, une aire d’accueil ou un ascenseur.

Enfin, tous les travailleurs et bénévoles dans les organismes communautaires qui accueillent le public sont soumis aux règles applicables en matière de santé et de sécurité du travail.

La CNESST précise que, lorsque les principes de distanciation physique ne peuvent être respectés, un masque de procédure et une protection oculaire (lunettes de protection ou visière recouvrant le visage jusqu’au menton) sont fournis par l’employeur au personnel qui exécute une tâche nécessitant d’être à moins de 2 mètres d’une autre personne et en l’absence de barrières physiques.

Nous vous rappelons qu’en vertu de ce décret, un organisme communautaire qui ne ferait pas respecter le port du masque est passible d’une amende de 400 $ à 6 000 $. "
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Malgré les inquiétudes exprimées par les regroupements d'organismes communautaires et certaines équipes régionales de gestion du #PSOC, le ministère de la Santé et des Services sociaux est imperturbable. @sante_qc
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RIOCM@RIOCM

La reddition de comptes du fonds d’urgence #PSOC rate complètement la cible! @sante_qc
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13 février 2017    

L’apport des organismes communautaires à l’accueil des nouveaux Syriens – Rencontre avec le CARI St-Laurent

Par Bruno Laprade, agent de communication et de liaison – RIOCM

La guerre civile syrienne force un des plus gros déplacements de population des dernières décennies. Plus de 4 millions de réfugié.e.s se sont enfui.e.s de leur pays vers les zones limitrophes ou vers l’Europe. Face à cette crise, le Canada a décidé d’accueillir 25 000 Syrien.ne.s. De ce nombre, le Québec en avait reçu 7 431 personnes au 31 décembre 2016[1].  La plupart de ces réfugié.e.s ont été accueilli.e.s grâce au parrainage collectif. Pour mieux comprendre la situation, le RIOCM est allé s’entretenir avec le CARI St-Laurent afin de voir comment les organismes communautaires sont mis à contribution pour permettre aux nouveaux arrivant.e.s de se rebâtir un chez-soi.

Comprendre le parrainage

Il existe deux types de parrainage : public et privé. Le parrainage privé comprend à la fois les démarches des organismes communautaires, celles des églises que celles des groupes d’individus qui s’unissent[2] ou des familles qui font venir des proches. Les parrains sont responsables des nouveaux arrivants pour un an, c’est-à-dire que les réfugié.e.s n’ont pas droit à l’aide sociale ou autre aide de l’État lors de leur arrivée. Les parrains doivent ainsi fournir des revenus aux parrainé.e.s et ils sont généralement ceux qui trouvent un logement transitoire. Dans le parrainage public, c’est l’État qui fournit les revenus pendant un an, et des partenariats sont faits avec des organismes pour aider à trouver un logement. Pour un exemple de la différence entre les deux parrainages, il est possible de lire le reportage de Radio-Canada de novembre 2016.

Selon le CARI St-Laurent, une bonne portion des premières vagues des réfugié.e.s syrien.ne.s provient de parrainages privés effectués par des églises chrétiennes. La plupart de ces personnes s’étaient installées dans des zones limitrophes et n’ont donc pas vécu les camps de réfugié.e.s dont nous parlent les médias et où s’entassent des milliers de personnes. Le Québec a cependant suspendu temporairement le parrainage collectif depuis le 27 janvier, ce qui fait que la deuxième vague de syrien.ne.s, provenant du parrainage public, aura sans doute une composition différente. De même, on manque encore de recul pour voir quelle est la situation des Syrien.ne.s au Québec une fois leur année de parrainage terminée, au moment où ils et elles doivent se débrouiller par eux-mêmes.
Le parcours des Syrien.ne.s et le programme Syrien averti

La plupart des réfugié.e.s partent en laissant tout derrière eux et doivent faire une sorte de deuil de leur pays et de leur vie. Puisque plusieurs ne parlent ni le français ni l’anglais, le gouvernement leur propose des cours de francisation. Les personnes doivent s’inscrire auprès du ministère qui envoie les demandes dans les organismes. Cependant, entre l’arrivée, l’inscription et le placement dans un cours de francisation, il peut se passer plusieurs mois où les personnes se retrouvent seules. C’est pourquoi le CARI St-Laurent a mis en place le Projet réfugiés Syriens Avertis grâce à l’aide de la Ville de Montréal.

Le projet permet de découvrir le pays d’accueil en groupe, brisant à la fois l’isolement et permettant de transmettre de l’information dans leur langue sur les façons de faire d’ici. Les rencontres permettent de parler du système de santé et de celui de l’éducation, des façons de trouver un logement, des loisirs potentiels, des aliments habituels qu’on retrouve au Québec, etc.  Des sorties sont parfois également organisées parce que la vie, c’est aussi trouver des moments de détentes au-delà du stress quotidien. Un premier groupe a eu lieu sur une dizaine de semaines à l’automne. Les participant.es se sont même dotés d’un nom, soit celui de « Foyer de la famille heureuse ». Un deuxième groupe devrait partir au printemps, après que l’organisme ait eu le temps de faire son bilan.

Le CARI St-Laurent est également en train de mettre en place un projet de jumelages de familles, afin d’approfondir les partages entre les Québécois et les Syriens. Si cela vous intéresse, visitez leur page au : http://cari.qc.ca/cari2/jumelage-interculturel-quebecois-syrien/

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Le Centre d’accueil et de référence sociale et économique pour immigrants de St-Laurent (CARI St-Laurent) existe depuis 1989. Il offre des services d’accueil, d’accompagnement, de francisation et d’éducation populaire pour aider à l’intégration des personnes migrantes et de leurs familles. http://cari.qc.ca

[1] http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/informations/accueil-refugies-syriens/

[2] http://www.cic.gc.ca/francais/refugies/parrainer/

Conception: Coopérative Molotov