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Démanteler les campements dans un contexte de crise du logement, crise des surdoses, crise de l’accessibilité aux services de santé physique et mentale isolent les personnes et les précarisent davantage. #polmt #polqc @MTL_Ville #itinerance https://journalmetro.com/opinions/tribune-libre/2638523/se-faire-mettre-dehors-de-dehors-au-nom-dun-logement-qui-nexiste-pas/

Il est inacceptable qu'un restant de fonds de 63M$ destiné aux organismes soit retourné à Québec en raison d'obstacles administratifs. @JeanBoulet10 #polqc https://www.youtube.com/watch?v=MHZIvSQb9jM

Quelque 350 organismes communautaires en santé et services sociaux réclament un financement d’urgence pourtant débloqué, mais que des contraintes administratives ont fait reverser dans les caisses de l’État. #JDM

https://www.journaldemontreal.com/2021/05/04/fonds-durgence-les-organismes-communautaires-veulent-plus-dargent

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8 octobre 2015    

Centre d’orientation des nouveaux arrivants et immigrants de Montréal (CONAM)

Parce que l’intégration passe également par l’accompagnement.

Par Bruno Laprade, agent de communication et de liaison

Ces temps-ci, les médias nous rapportent quotidiennement des nouvelles sur la crise syrienne et le déplacement de millions de personnes cherchant un endroit plus paisible où vivre. Si les épreuves difficiles que vivent les réfugiés ont pu attirer la sympathie et l’indignation suite à la publication d’une photo d’un jeune garçon mort sur une plage grecque, le milieu politique international tarde à proposer des solutions et plusieurs discours de peur circulent. Le Canada n’est pas exempt de tensions face à cette crise, alors que le Québec et la Colombie-Britannique ont demandé au gouvernement Harper d’accueillir davantage de réfugiés.

C’est dans ce contexte médiatique que je suis allé rencontrer un nouveau membre du RIOCM qui travaille justement avec les nouveaux arrivants. Le Centre d’orientation des nouveaux arrivants et immigrants de Montréal (CONAM) et son président Alfred Mandaka, m’ont ainsi aidé à démystifier le quotidien des nouveaux et nouvelles résident.e.s montréalais.e.s. Une réalité qui, bien souvent, rime avec une multitude de paperasse supplémentaire à remplir, de documents à fournir et de nouvelles habitudes à acquérir. En effet, tout comme les organismes communautaires se plaignent souvent des nombreuses redditions de compte, les personnes migrantes se retrouvent souvent à devoir remplir toutes sortes de formulaires que les citoyens n’ont pas à faire, comme par exemple les demandes d’équivalence et de reconnaissance des compétences. Ces papiers doivent être traduits et assermentés par des commissaires, les demandes doivent contenir des informations précises sous peine d’être refusées et les curriculum vitae doivent être fait d’une certaine manière pour pouvoir être retenus. Sans compter les démarches administratives habituelles, comme changer sa carte de banque ou obtenir sa carte d’assurance-maladie, démarches qui peuvent être laborieuses pour qui ne connait pas les rouages du système. C’est pourquoi le CONAM offre divers services d’accompagnement, de référence, d’assermentation de documents, de conseils en pré-employabilité, d’aide aux déclarations d’impôts et à la préparation de l’examen de citoyenneté canadienne.

Localisé dans le Centre de ressources communautaires Côte-des-Neiges, le CONAM est bien situé pour permettre une multitude de références vers les ressources du quartier appropriées pour les personnes nécessitant de l’aide au logement ou pour soulager la pauvreté.  L’organisme offre également des soirées d’information sur la culture et la vie canadienne afin d’aider à l’intégration sur les différents plans social, économique et culturel des personnes nouvellement arrivées. Fondé officiellement en 2002 sous le nom de Communauté noire africaine de Montréal-Canada, le groupe prend le nom de Centre d’orientation des nouveaux arrivants et immigrants de Montréal en 2013 dans un désir d’élargir les populations rejointes. Cependant, malgré ses 13 ans d’existence, cet organisme n’a toujours pas de subvention à la mission. Si le CONAM a présentement deux employés, les activités du groupe et sa direction ont parfois dû être assumées par des bénévoles sur certaines périodes de temps. L’organisme dépend ainsi de différentes petites subventions par projet, des discrétionnaires des députés et des partenariats qu’ils ont pu développer avec Emploi Québec et la Ville de Montréal.  Le situation n’est pas toujours facile, mais grâce au dévouement de son personnel et de ses bénévoles, le CONAM réussit à faire la différence dans la vie de centaines de personnes chaque année.

Conception: Coopérative Molotov