BABILLARD COMMUNAUTAIRE

2024-05-01
Organisation populaire des droits sociaux et Section locale intersectorielle montréalaise des Industrial Workers of the World

Chômage, aide sociale, salariat : une seule cause, un même combat!

Manifestation du mercredi 1er mai pour la Journée internationale des travailleuses et travailleurs

Carré St-Louis (métro Sherbrooke)
Rassemblement et bouffe à 16h30
Départ de la manifestation à 18h00

Dans le cadre de la campagne Écoeuré-es d’être méprisé-es : ensemble vers la grève sociale, ce sont plus de 70 groupes qui appellent à faire grève et à prendre action contre la pauvreté du 29 avril au 3 mai 2024.
Quand on dit que les inégalités sociales se creusent entre riches et pauvres, ce n’est pas une simple expression, ça se vit dans la colère et le concret pour celles et ceux qui doivent subsister avec des peanuts. Avec un salaire horaire de 15,75$ (en date du 1er mai 2024), une personne seule travaillant au salaire minimum à temps plein va devoir compter sur un revenu de 25 600 $ par année. C’est donc de facto la pauvreté, alors que le revenu viable selon l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) est de 32 200 $ pour une personne seule. Même à temps plein, tu vas devoir te serrer la ceinture et faire des choix.

Et si tu perds ta job au salaire minimum, on te dira : au moins il y a le chômage! Parlons-en oui. À 55% de tes revenus, tu n’iras pas loin. Et selon ta région et le nombre d’heures cumulées, combien de semaines y auras-tu droit? Et encore faut-il espérer que ce n’est pas un départ volontaire ou que ton boss n’a pas indiqué sur ta cessation d’emploi qu’il s’agit d’un congédiement dont la faute te revient, car là tu pourras l’oublier ton droit au chômage! Et là, on ne te parle pas des embûches qui peuvent se trouver sur ton chemin si tu as le « malheur » d’être une femme, une personne issue d’une communauté marginalisée ou enceinte.

Pis si tu as pas le droit au chômage, ben il te reste un dernier recours, littéralement, soit l’aide sociale. La machine à broyer des vies et qui garantie une main d’œuvre cheap et exploitable pour les boss, petits et gros. La prestation de base à l’aide sociale? 807$ par mois. Les seules choix que tu as, ce sont les sacrifices que tu devras faire : payer ton loyer, te vêtir ou te nourrir? Et s’ils ont ne serait-ce qu’une chance de t’en couper un bout ou de te la refuser, ils le feront. Après, nos gouvernements se demandent comment ça se fait que le nombre de personnes en situation d’itinérance augmente.

Qu’on soit prestataire de chômage, d’aide sociale, ou travaillant à petit salaire, on subit toutes et tous les foudres des mêmes maux : le capitalisme, des États aux politiques néolibérales et le patronat qui se payent la traite. Notre combat est donc le même et nos luttes doivent se faire ensemble!

Fichiers attachés